Pourquoi ce n’est pas toujours appliqué strictement ?
Les gains de paris sportifs eux-mêmes sont généralement considérés comme non imposables pour un joueur occasionnel en France, y compris lorsqu’ils proviennent de plateformes offshore.
Concernant les stablecoins (USDC / USDT), la situation devient beaucoup plus nuancée.
En effet, la plus-value au moment d’un dépôt est souvent très faible, voire quasi nulle, notamment lorsque les stablecoins sont utilisés principalement comme outil de transfert ou de paiement.
Il est également important de distinguer :
- un investisseur réalisant d’importantes plus-values sur des cryptomonnaies volatiles (BTC, ETH, SOL, etc.),
- d’un utilisateur utilisant principalement des stablecoins comme simple moyen de dépôt, de retrait ou de circulation de liquidité sur des plateformes de jeu.
Dans certains cas, certains utilisateurs n’utilisent les stablecoins (USDT / USDC) que comme outil de transfert ou de paiement, sans réelle activité d’investissement spéculatif en cryptomonnaies.
En pratique, ce type de situation peut rendre l’analyse fiscale encore plus nuancée, notamment lorsque les fonds restent intégralement on-chain.
À ce jour, il n’existe pas encore de jurisprudence claire et spécifique concernant les dépôts en stablecoins sur des bookmakers crypto offshore.
En résumé :
- Techniquement : l’administration pourrait considérer qu’un dépôt en stablecoin constitue une opération taxable (échange d’un crypto-actif contre un service ou un crédit de jeu).
- En pratique : de nombreux utilisateurs estiment que le fait de rester intégralement en stablecoins et sans retour bancaire fiat immédiat complexifie fortement l’interprétation fiscale de ces opérations.
Toutefois, cela ne constitue pas une garantie d’absence d’imposition.